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Chapitre 6

Le CONFLIT, réfutation des théories évolutionnistes :darwiniennes ou autres.

La vision biblique du monde contre le matérialisme.

L’évolution régressive à partir de la Chute .

Le Mandat Culturel

 

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Chapitre 7

Voici les 7 points traités dans ce chapitre :

 

6.1 Prologue: Quelques affirmations préliminaires

6.1.3 Une information capitale

6.1.4 La lecture littérale de la Bible qui permis l’essor des

sciences naturelles

 

6.2 Le Mandat culturel

6.2.6 La doctrine de la Création

6.2.11 Les faits selon l’Éternel Dieu

 

6.3 Le Conflit les évolutionnistes rejettent la Bible

6.3.1 Ils taxent les créationnistes d’invraisemblances

6.3.2 L’invraisemblance du darwinisme

6.3.3 Le Rejet de la Genèse

6.3.4 L’Histoire des révolutions scientifiques :

changement de paradigme

6.3.5 La méthode scientifique

  

6.4 La vision Biblique du Monde : l’évolution régressive

6.5 La dichotomie public/privé

6.6 Les théories de l’évolution

 

6.1 Prologue : Quelques affirmations préliminaires

 

6.1.1 Chaque personne est en face de deux possibilités :

 

1. L’Univers est éternel  : donc il n’y a pas de Créateur et alors nous

devrions dépendre du hasard et de la nécessité,

du naturalisme matérialiste évolutionniste athée.

2. L’Univers a été créé, donc il y a Un Créateur Éternel :

L’Éternel Dieu.

Le Créateur nous dit qui Il est dans la Bible

qui est Sa Parole écrite, où Il manifeste que tout ce qui existe lui appartient.

Le motif biblique central, Création Chute Déluge Rédemption Nouvelle Création,

nous montre qu’il y a eu une évolution régressive à partir de la Chute.

Ce site est dévoué à l’Éternel Dieu Créateur,

qui a créé les Cieux et la Terre

et tout ce qu’ils contiennent,

les choses visibles et invisibles

Cette prise de position implique l’utilisation de la Théologie Réformée régulière, caractérisée par L’Institution Chrétienne de Jean Calvin. Mais aussi par l’Apologétique présuppositionnelle initiée par Cornelius Van Til : http//apologetiquebiblique.net. Les deux sont fidèles aux enseignements de l’Écriture Sainte

Or, Dieu établit ses plans en fonction de la parfaite connaissance qu’il a de toutes choses et de l’autorité absolue qu’il possède sur elles – quelles appartiennent au passé, au présent ou au futur – si bien qu’aucune circonstance soudaine et imprévue, aucun événement inattendu ; ne peuvent le prendre au dépourvu.

Tout a été créé en Christ, toutes les choses qui sont dans les Cieux et sur la Terre… Tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui… (Colossiens 1 : 16-17 ; Hébreux 1 : 1-3 ; Jean 1 : 1-4).

6.1.2 Le Créationnisme

Si une personne croit réellement que Genèse 1 : 1 est une Parole véritable de l’Éternel Dieu, elle n’aura jamais la moindre difficulté pour croire tout ce que dit la Bible.

C’est-à-dire que Dieu a réellement créé toutes choses. Il n’a pas créé à tâtons pendant des milliards d’années, pour arriver à la Terre comme Il la voulait. Il l’a créée d’un seul coup et de façon parfaite. En conséquence, Il contrôle tout ce qui existe et tout ce qui se passe. Le moindre millimètre carré est sous son contrôle permanent.

Sa Création est un acte d’amour, une histoire d’amour, ce qui implique que Son œuvre terminée, Il déclare : voici cela était très bon. Tout était absolument parfait, la mort n’existait pas !

Telle est la base fondamentale du Créationnisme : reconnaître que l’Éternel Dieu est le Créateur, et que tout ce qui existe Lui appartient. Ainsi toute recherche scientifique se fait dans sa Propriété.

 

Mais aussi pour comprendre ce que dit le texte de la Genèse, il faut le lire de façon littérale.

Il n’a pas à être interprété, il dit ce qu’il dit.

Et cela est valable pour les 11 premiers Chapitres de la Genèse.

 

a. Les accusations de certains évangéliques (néo-évangéliques) (1)

Certains évangéliques, sans doute des néo-évangéliques accusent les Créationnistes de lire la Bible, et en particulier les 11 premiers chapitres de la Genèse de façon littérale et naïve. Ils proclament aussi que le Créationnisme est une aberration du 20 e siècle. Or, rien n’est plus éloigné de la Vérité.

.Un point de vue sans détours de la Genèse fut celui de Moîse (Exode 20 : 8-11), de l’Apôtre Paul (Romains 5 : 12 ; 1 Corinthiens 15 21-22 , 45 ; 1 Timothée 2 : 13-14) et l’Apôtre Pierre 2 Pierre 3 : 3-7), et du Seigneur le Christ Jésus Lui-même (Matthieu 19 : 3-6 ; Marc 10 : 6-9 ; Luc 17 : 26-27).

b. La lecture littérale

Le point de vue littéral, fut celui de nombreux Pères de l’Église, et en particulier celui du fidèle défenseur de la Trinité ; Basile le Grand (Basile de Césarée) (329-379).(2)

De même les Réformateurs du 16 e siècle, par leur retour à l’autorité de la Bible ; acceptaient sans détours ce qu’enseigne la Genèse, à commencer par. Luther. (3)

Et Jean Calvin (1509-1564) celui qui eut le plus d’influence parmi les Réformateurs, qui devint le leader de Genève, où arrivèrent 6000 réfugiés Protestants, et qui fonda l’Université de Genève en 1559. son Institution de la Religion Chrétienne ‘1559) proclame le salut en Christ par la Grâce de Dieu. Il commenta, dans sa courte vie une grande partie des livres de la Bible et en particulier la Genèse.

Il est très intéressant de constater que sur chaque point du Christianisme moderne où Answersingenesis n’est pas d’accord, Calvin se trouve de son côté.

Ainsi Jonathan Sarfati (1964- …) (Ph. D. Chimie Physique) nous conduit au commentaire de la Genèse par Jean Calvin, qui nous montre sa lecture littérale :

Dans l’Institution Chrétienne, Calvin fait la remarque qu’il ne s’est écoulé qu’un peut plus de 5 000 ans depuis la création du monde.

Dans son Commentaire de la Genèse: (4)

_ V.1 : 5, le Premier jour : « Ici est manifestement réfuté l’erreur de ceux qui prétendent que le monde a été créé en un moment. Car c’est une cavillation (une chicanerie) trop violente, que Moïse, afin de mieux enseigner, distribue en six jours ce que Dieu a parfait tout d’un coup. Bien plutôt, Dieu lui-même, pour adapter ses œuvres à notre capacité, a pris l’espace de six jours, parce que nous passons légèrement par-dessus la gloire infinie de Dieu qui nous reluie ici bas ».

_v : 2-8 « Quand aux allégories d’Origène et de ses semblables, il les faut entièrement rejeter, car Satan par une méchante astuce s’est efforcé de les introduire en l’Église, afin que la doctrine de l’Écriture fut ambiguë et n’eût rien de ferme ni de certain »

_ V 1 ; 3 Commentaire que la lumière soit. Avant le Soleil :

« Or, que la lumière précède le soleil et la Lune, cela n’est point advenue à la volée ni par cas fortuit. Nous n’avons pas d’inclination plus grande que d’attacher la puissance de Dieu aux instruments et aux organes dont il se sert… C’est pourquoi le Seigneur témoigne pour cet ordre de la Création qu’Il a la lumière en sa main et qu’Il peut nous l’accorder sans Soleil n’y Lune. Il est certain par le contexte que la lumière a été créée de telle sorte que les ténèbres avaient leur place ».

Dans son commentaire de « qu’il y ait des luminaires» :

_ v ; 14 « Moïse passe au quatrième jour, auquel les étoiles furent faites. Dieu avait auparavant créé la lumière, mais maintenant Il institue un nouvel ordre dans la nature : que le soleil soit ministre de la lumière du jour et que la Lune et les étoiles luisent de nuit. Il leur attribue cet office afin que nous sachions que toutes les créatures lui sont sujettes et exécutent ce qu’Il leur enjoint ».

_ v : 31 Et cela fut ainsi, Dieu vit tout ce qu’Il avait fait ; et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Calvin affirme : Cette répétition ( était bon) dénote aussi combien les hommes sont téméraires et débordés à jaser des œuvres de Dieu. Autrement c’était assez d’avoir dit une fois que Dieu a pris plaisir à ses œuvres et les a trouvées bonnes. Mais Il répète par six fois un même propos, afin de réprimer par autant de brides notre audace qui ne cesse de nous démanger. Mais Moïse exprime plus qu’auparavant, quand il ajoute très . Car à chaque jour il y a eu une approbation simple, mais maintenant que l’ouvrage du monde est accompli de toutes parts et qu’il y a mis la dernière main pour le polir et l’agencer, Il prononce qu’il est parfaitement bon, afin que nous entendions qu’il y a une perfection souveraine en la proportion et convenance des œuvres de Dieu, à laquelle rien ne peut être ajouté.

De même, concernant la souffrance et la mort physique résultat du péché, Calvin considère le sens propre, le sens littéral.

Ainsi, en ce qui concerne le Déluge, au verset Genèse 7 : 12, Calvin dit :

Bien que le Seigneur ait rompu les remparts et clôtures des eaux, toutefois, il ne veut pas les laisser aller en un instant, pour engloutir d’un coup toute la terre, mais il continue la pluie par l’espace de quarante jours, en partie pour imprimer plus avant en la mémoire de Noé ce qu’il avait appris par la Parole, en partie afin que les infidèles sentissent devant leur mort que les menaces dont ils se moquaient n’avaient point été vaines.

De même au verset 17 :

Moïse s’arrête aussi beaucoup à montrer que le monde entier a été noyé par les eaux. Ce qu’il dit tend à ce que nous n’attribuions point au hasard le déluge par lequel le monde est péri, comme c’est une chose ordinaire aux hommes de mettre un voile devant les œuvres de Dieu pour obscurcir en elles ou sa bonté ou ses jugements…

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 6.1.3 Une Information Capitale

Voici ce qu’affirme le Professeur Maciej Giertych, généticien de l’Académie Polonaise des sciences, Député au Parlement Européen (5), dans son article : Pour une approche critique de la théorie de l’évolution.

« La théorie de l’évolution est soutenue pour des raisons idéologiques et non par ses preuves scientifiques. Si ce n’était par manque d’une autre explication athée de l’origine de la vie et de toutes ses formes, cette théorie aurait été écartée par les scientifiques depuis longtemps. En fait, la plupart des scientifiques préfèrent ne pas se mêler de la controverse sur l’évolution à cause de dommageables conséquences sur leur carrière.

«  On peut voir dans un article de la National Review un exemple récent de telles conséquences pour le Dr Richard von Sternberg du Smithsonian Institute. (6) La plupart des biologistes peuvent travailler dans leur domaine et progresser dans leur carrière sans jamais mentionner l’évolution, ce que la plupart d’entre eux choisissent de faire ».

Et à propos des mutations, Giertych dit :

«  D’après la théorie de l’évolution ; la nouvelle information génétique provient des mutations. Nous avons étudié les mutations pendant plus d’un demi-siècle et jusqu’à présent aucune mutation positive n’a été trouvée. Elles sont soit négatives soit neutres. Nous craignons les mutations, nous essayons d’en réduire le nombre (en évitant les expositions à la radioactivité, aux rayons X, aux produits mutagènes, etc.)…. J’ai souvent demandé à mes étudiants et aux auditeurs de mes conférences de fournir une preuve documentée d’apparition d’une mutation positive. On ne m’en a jamais montré une seule qui puisse être utilisée comme argument en faveur de l’évolution.

« Ce qui est le plus généralement présenté comme preuve d’une mutation positive vient de quelques cas où on a montré qu’une mutation fut utile en apportant une résistance aux produits chimiques artificiels (antibiotiques, herbicides, etc.) Cependant il s’agit seulement d’une défense des fonctions existantes, non de la création de nouvelles fonctions ».

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6.1.4 La lecture littérale de la Bible permit l’essor des sciences naturelles

Dans son ouvrage Darwin hérétique L’éternel retour du créationnisme, Éditions du Seuil, Octobre 2007, Thomas Lepeltier historien des sciences et chargé de cours à l’Université d’Oxford, souligne l’importance de la lecture littérale de la Genèse.

Dans son Prologue, La Bible et la science Lecture des textes, lecture du monde, pages 21-24 ; il cite le naturaliste anglais John Ray, qui dans son ouvrage The Ornithology of Francis Willughby ; parle pour la première fois parle des oiseaux « sans faire référence à leur dimension symbolique, à leur rôle dans les présages, à leur utilisation en tant qu’emblèmes, aux leçons de morale qu’on tire de leurs comportements… »

Dans ce livre, il est question uniquement de ce qui a rapport à l’histoire naturelle, ce qui à l’époque était une nouveauté, car à l’époque médiévale, le monde naturel était perçu comme un livre à interpréter.

« Tout objet avait une signification qu’il fallait déchiffrer, au même titre que les hiéroglyphes de l’ancienne Égypte. Avant d’être une chose, animée ou inanimée, un objet était un signe… Mais, cette vision symbolique de la nature, Ray la rejetait. Dans le monde que le naturaliste anglais laissait derrière lui, les choses n’étaient pas fondamentalement distinctes des mots. Elles renvoyaient à autre chose qu’elles-mêmes. Du coup, dans ce monde médiéval l’interprétation d’un texte, et en particulier de la Bible, était avant tout allégorique. »  

… «  Non pas au sens où la lecture consistait à faire appel aux multiples significations des mots, mais au sens où les objets auxquels renvoyaient les mots faisaient à leur tour référence à d’autres objets. Lire un texte consistait ainsi, à être renvoyé d’une chose à une autre, dans une chaîne potentiellement infinie de références. »

… « Vision symbolique de la nature et lecture allégorique des textes canoniques allaient donc de pair. Or, Ray avait pu rompre avec la première parce que la seconde avait déjà commencé à être rejetée. »

… «C’est en effet au XVI ème siècle que le protestantisme avait condamné la lecture allégorique de la Bible et prôné une interprétation exclusivement littérale. Selon le principe de la Réforme, tout individu pouvait avoir accès directement à Dieu et au message biblique sans passer par un médiateur ou un interprète sanctifié. Pour cela, il fallait que la Bible ne présente aucune ambiguïté et ne soit pas sujette à des interprétations multiples. »

… « Pour assigner une seule signification à chaque passage de la Bible, il n’y avait pas d’autre possibilité que de recourir exclusivement à l’interprétation littérale. Calvin Luther et Mélanchthon ne cessèrent de la répéter. Cette promotion de l’unique interprétation littérale du texte biblique dans le protestantisme eut pour conséquence d’ôter toute possibilité d’attribuer une signification aux objets naturels. De fait. dans une lecture littérale, seuls les mots font référence à un sens précis dans leur contexte. Les choses ne renvoient plus à d’autres objets. Elles ne sont plu les symboles de quoi que ce soit.».

… « La lecture exclusivement littérale mit ainsi un terme à la chaîne potentiellement infinie de références dans laquelle les mots renvoyaient à des objets, qui à leur tour faisaient référence à d’autres objets et ainsi de suite. Autrement dit l’insistance sur la lecture littérale mit un terme à la conception symbolique de la nature… ce qui permit l’éclosion d’une autre façon de rendre compte des choses naturelles. »

… « C’est parce que les objets n’étaient plus reliés les uns aux autres symboliquement qu’il fut possible d’établir entre eux des liens mathématiques, mécaniques ou causaux et de les classer suivant leurs seules ressemblances physiques. C’est ainsi que l’élévation de la lecture littérale au statut de norme permit l’essor des sciences naturelles. »

… «  Ce n’est donc pas parce que les savants, au début de l’époque moderne, commencèrent à regarder différemment la nature qu’ils arrêtèrent de croire à ce qu’ils lisaient dans la Bible, c’est parce qu’ils commencèrent à croire littéralement à ce qu’ils y lisaient qu’ils durent porter un autre regard sur la nature. »

Certes si l’interprétation des textes apportés par le Protestantisme ait rendu possible la naissance de la science moderne, il n’en a pas été le seul facteur. La science moderne n’est pas, non plus, liée à l’interprétation littérale de la Bible. A partir du XVII e siècle, les sciences ont pris de façon croissante leur distance avec le récit biblique. Mais il ne faut pas s’étonner de voir les créationnistes continuer aujourd’hui de considérer la compréhension littérale de la Genèse comme la seule interprétation rigoureuse de ce que l’Éternel Dieu a dit, même si cela provoque un conflit avec les sciences naturelles (SVT). « … il y a toujours des personnes qui préfèrent la fidélité. »

Ainsi Thomas Lepeltier Professeur à l’Université d’Oxford ne rejette pas la lecture littérale, et le sous titre de son livre est : L’éternel retour du créationnisme.

Or, le créationnisme authentique est caractérisé par la lecture littérale des premiers chapitres de la Bible. Et cette lecture est critiquée à la fois par les enseignants des SVT et certains Chrétiens évangéliques théistes évolutionnistes (ou soi-disant créationnistes progressifs ce qui revient au même).

Comme le souligne Jonathan Sarfati (Ph. D.) un physicochimiste (7): Quelques chrétiens évangéliques professants, accusent les créationnistes d’utiliser un point de vue littéraire naïf à propos de la Genèse et proclament que le créationnisme est une aberration du XX e siècle. Rien n’est plus éloigné de la vérité.

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6.1.5 Le refus de la lecture littérale de la Bible

a. Les géologues n’acceptent pas la lecture littérale de la Genèse

Les Géologues n’acceptent pas la lecture littérale de la Genèse, par exemple André Cailleux (1907-1986) dans son Que sais-je ? Histoire de la géologie, N°962 nous dit :

Mais les sciences sont encore à lutter ferme pour s’affranchir de l’interprétation littérale de la Bible : la géologie nous en montrera plusieurs exemples.

Il est vrai que la géologie par son fondement actualiste est en totale opposition avec le compte rendu des 2 premiers chapitres de la Genèse. Mais il est faux de dire que la lecture littérale de ces deux chapitres peut gêner les sciences.

On a l’impression que Cailleux s’abrite derrière les sciences expérimentales et d’observation, telles la physique ou la chimie. En fait il s’agit de l’échelle stratigraphique avec ses fossiles caractéristiques, et de la paléontologie. Or rien n’empêche les stratigraphes et les paléontologistes d’observer les faits bruts - qui ne sont que des traces mortes du passé - comme le font aussi les créationnistes, quittes à discuter les interprétations selon des règles rigoureuses.

Et il faut bien noter que les géologues parlent très souvent du « passé lointain ». Ce qui s’est passé n’a eut aucun témoin oculaire humain. Ils ne se basent que sur des traces, et leur interprétation dépend de leurs croyances philosophiques ou religieuses.

Sur ces bases ils veulent nous imposer leur point de vue qui n’est qu’une vaste extrapolation spéculative à partir de quelques observations faites sur la surface actuelle de la Terre. Ils n’ont aucune autorité pour nous dire comment nous devons lire notre Bible et la comprendre par la lumière du Saint Esprit et non pas à l’obscurité de squelettes morts et désarticulés.

 

6.2 Le Mandat Culturel et le Livre de la Création observable

6.2.1 Adam Intendant de l’Éternel Dieu

L’Éternel Dieu a eu un premier but pour l’humanité sur la Terre. Ce but est établi en Genèse 1 : 26-28. Adam fut placé sur la Terre comme Intendant de l’Éternel afin d’avoir domination sur la Création. Leurs héritiers, d’Adam et Ève, après la Chute, sont des faiseurs de culture. C’est là le Mandat pour le développement que nous nommons à la suite des Théologiens Réformés orthodoxes (Calvinistes en sachant bien que la Théologie calviniste commence avec l’Apôtre Paul bien avant Calvin) : Mandat Culturel.  

Dans son livre: Total Truth :Liberating Christianity from its Cultural Captivity (8) , Nancy Pearcey dit qu’au début du livre de la Genèse Dieu nous donne une description du premier travail : Soyez fécond, multipliez, remplissez la Terre ce qui signifie : développez le monde social, construisez des familles, des églises, des écoles, des villes, des gouvernements.

Et la seconde partie de la phrase : soumettez-la signifie aménagez-la, semez du blé, construisez des ponts, concevez des ordinateurs, composez de la musique, faites des recherches scientifiques.

Ce passage de Genèse 1 : 28 nous dit que notre but premier est de produire la culture, et construire une civilisation, et ainsi rendre Gloire à l’Éternel Créateur.

Ce point de vue est lié à la théologie de l’Alliance, le Mandat Culturel donné à Adam et Eve avant la Chute s’applique de la même manière aujourd’hui. C’est là le motif central pour honorer l’Éternel par notre travail dans toutes les disciplines et tous les domaines de la vie.

L’Évangile est beaucoup plus que notre salut personnel.

La Justification et la Rédemption sont les points importants de l’entrée des humains dans la vie nouvelle dans le domaine du travail pour rendre gloire à Dieu et amener les effets de la Rédemption dans chaque aspect de la Création.

Mais nous soutenons fermement le Mandat Culturel qui se situe, selon la vision que nous donne l’Écriture Sainte, dans l’autre Mandat commandé par le Christ-Jésus en Matthieu 28 : 19 : Allez, faites de toutes les nations des disciples…  

6.2.2 Délégation de pouvoir (9)

Mandat culturel donné à l’homme, est résumé dans la première grande délégation (commission) de pouvoir :

Dieu dit :

Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme, à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit:  Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la. Soyez féconds, multipliez, remplissez la Terre, et l’assujettissez, et dominez sur les poissons… les oiseaux et sur tout animal. (Genèse 1: 26-28).

C’est seulement parce que l’humanité est créée à l’image de Dieu, qu’elle est en situation de recevoir l’imposante responsabilité de dominer sur toutes les autres créatures.

Dominer : tenir sous sa suprématie, maîtrise, avoir une influence décisive sur.

Domination : autorité souveraine, empire

Ce mandat implique ainsi une grande responsabilité

L’homme a le devoir d’utiliser, sa maîtrise, son autorité (dominion) sur son environnement et sur lui-même, pour aménager et utiliser toutes les ressources et les potentialités qui lui sont données par son Créateur.

Dans son service pour l’Éternel Dieu, l’homme dispose du monde créé. C’est avec ce commandement qui lui donne autorité qu’il fait toutes ses recherches scientifiques, mais de façon dérivée soumis aux lois de Dieu.

6.2.3 Notre vision du monde selon la Révélation

Nous avons ainsi à penser au monde qui nous entoure, son existence, sa signification, selon les lois que l’Éternel a promulguées. Nous avons à décider et régler notre action en mesurant ses limites, en explorant le dessein qui se manifeste à notre investigation, en discuter les possibilités pour les appliquer à nos besoins personnels et collectifs.

6.2.4 Dans la propriété de l’Éternel

L'Éternel conserve sa propriété, l'homme reçoit la charge d’une partie de la Terre et de tout ce qu'elle contient de vivant ou d'inerte, telle est sa responsabilité. Le commandement de soumettre la Terre doit être compris dans le sens de mettre la Terre, avec beaucoup de soins, dans un état de productivité et d'utilité montrant la plus grande gloire de Dieu, mais aussi au bénéfice de l'humanité.

C'est ainsi que l'on peut dire que ce Mandat autorise - et en fait commande - les entreprises humaines, que nous appelons sciences et technologies, ou recherches et développement. Premièrement nous devons apprendre à comprendre la nature précise des lois de la Création, afin de montrer leur beauté et leur utilité, toujours à la gloire de Dieu.

Les actes de Création par lesquels Dieu a amené Son univers et ses habitants à l'existence, sont reflétés dans les divisions majeures des sciences, comme les hommes continuent années après années à soumettre la Terre.

Il y a trois actes spécifiques dans la Création ex nihilo tels qu'ils sont révélés dans la Genèse; ils nous montrent trois ordres fondamentaux différents dans l'Univers de l'Éternel Dieu. Trois actes désignés par le verbe Hébreu bara (créer) qui caractérise la Création ex nihilo.

-         Le monde physique: au commencement Dieu créa les cieux et la Terre (Genèse 1: 1).

-         Le monde vivant: Dieu créa… (Genèse 1: 21s).

-         Le monde de l'humanité: Dieu créa l'homme à son image (Genèse 1: 27s).

 

L'activité de Recherche et de Développement, concernant ces trois "univers", peut être divisé en:

-         Sciences physiques: physique, chimie, géologie, hydrologie, météorologie, astronomie…

-         Sciences de la vie

-         Sciences de l'homme et de la société

La technologie construite sur ces sciences, comprend les branches de la "science et de l'art" des ingénieurs.

Les sciences de la vie utilisent les sciences physiques, mais leur ajoutent des données particulières, propres aux phénomènes vivants, ce sont les disciplines telles que la biologie, la physiologie, la génétique… Ces systèmes vivants étant construits sur une base physique, de nombreux champs interdisciplinaires interviennent entre les sciences physiques, telles la biochimie…

C'est à ce niveau qu'apparaissent les limites d'action de ces sciences, qui demeurent matérialistes, parce qu'elles décrivent très partiellement le Comment des lois que Dieu a imposé à Sa Création et non pas le Pourquoi!

6.2.5 Prendre soin du Jardin d'Eden et nommer les animaux

 L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement... L’Éternel Dieu forma du sol tous les animaux des champs et les oiseaux du ciel. Il les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, afin que tout être vivant porte le nom que l’homme lui aurait donné  ( Genèse 2: 15-17, 19).

Telle est la Révélation de l’Éternel Dieu; Il parle avec autorité. Il dit à l’homme d’assujettir la terre, de cultiver et de garder le Jardin. C’est une demande faite avec autorité, un commandement, un ordre, une charge. Tel est le Mandat culturel. Le Mandat culturel est donc l’obligation de l’homme, dans l’Alliance que Dieu lui accorde, de conquérir et de maîtriser la Terre, d’exercer la souveraineté que Dieu lui délègue, en tant que créature à l’image de Dieu. Afin qu’en œuvrant ainsi tous les domaines de la vie servent à la gloire de Dieu.

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6.2.6 La doctrine de la Création

La doctrine de la Création revêt une importance capitale : toute erreur sur ce sujet a de graves conséquences sur la Christologie, sur la Rédemption.

L’évolutionnisme (darwinisme et néo-darwinisme) malgré tous les amendements qui lui ont été apportés, n’est au mieux qu’une hypothèse. difficilement défendable. La doctrine de la Création n’a pas à être rendue acceptable aux yeux de l’homme moderne devenu évolutionniste. La foi paisible de bien des fidèles n’a pas à être troublée par toutes les falsifications diffusées par les média

Les sciences de la vie utilisent les sciences physiques, mais leur ajoutent des données particulières, propres aux phénomènes vivants, ce sont les disciplines telles que la biologie, la physiologie, la génétique.

6.2.7 L'image de Dieu brouillée

Les "sciences sociales" incluent toutes les disciplines concernant la société humaine. Mais aussi elles étudient les aspects de la vie humaine et ses activités, qui vont bien au-delà des lois  de la physique et de la biologie perçues et associées avec ce que la Bible appelle "l'image de Dieu" dans l'homme.

Le Mandat Culturel a été donné à Adam, avant l'entrée du péché dans le monde. Avec l'entrée du péché qui est une rébellion contre Dieu, la relation de l'homme avec Dieu a été profondément affectée, ainsi qu'avec les autres hommes (Caïn et Abel).

Si l'image de Dieu est encore présente dans tous les hommes (Genèse 9: 6; Jacques 3: 9), elle a été profondément brouillée. Elle a un profond besoin de restauration (rétablie dans son état premier) et de renouveau (Col 3: 9-12).

Ainsi toutes les sciences, toutes les sciences sociales et humaines, toutes les activités humaines, doivent prendre conscience de cette réalité.

6.2.8 Les effets du péché

L'entrée du  péché dans la nature humaine par la rébellion de Satan et la Chute d'Adam ont des effets spirituels qui s'étendent à tous les hommes, dans tous les domaines de la vie humaine et en particulier dans toutes les connaissances scientifiques. Il s'ensuit la malédiction sur la Terre et la mort sur tout le monde (Genèse 3: 17-20; Romains 5: 12).

Qu'est donc l'effet de l'entrée du péché sur la responsabilité des hommes vis-à-vis du Mandat culturel? Quels sont les changements introduits dans les relations de l'homme déchu à l'égard de la Terre, concernant sa gérance? Quelle est sa réponse au commandement de soumettre la Terre pour la gloire de Dieu et le bien des hommes.

En un sens rien n'a changé dans les obligations de l'homme. Il est toujours responsable de soumettre la Terre selon les lois de Dieu, et avoir domination sur elle. Non seulement après le péché d'Adam, mais aussi après la multiplication du péché chez les antédiluviens  et le Jugement cataclysmique du Déluge, Dieu renouvela Son Mandat, dans Son Alliance, avec Noé et ses fils (Genèse 9: 1, 9). En outre, la domination de l'homme sur la Terre et les animaux est réaffirmée (Genèse 9: 2).

Le Mandat était toujours en vigueur au temps de David: Tu lui as donné l'empire (la domination) sur les œuvres de tes mains  (Ps 8: 7). Il n'a pas été retiré dans la période apostolique (Héb 2: 6-8). Il n'y a aucune indication dans l'Écriture de son retrait. La tâche assignée à Adam ne sera entièrement remplie que lors du triomphe du Royaume du Christ glorieux. Ainsi, aujourd'hui tous les hommes doivent rendre compte à l'Éternel Dieu de ce qu'ils font, pour leur part, dans l'accomplissement de ce Mandat et en particulier, lorsqu'ils prétendent expliquer leurs découvertes et leurs expérimentations.

Mais il y a une grande différence avec ce qui était avant l'arrivée du péché et de la Chute, il n'y avait alors aucun besoin d'étudier la nature de l'homme, les disciplines sociales n'existaient pas et n'auraient jamais été développées si Adam n'avait pas péché. Le péché a non seulement corrompu les relations humaines, mais aussi les études de la Création tout entière. Alors les sciences naturelles ont été réorganisées autour du concept d'évolution, et le Créateur a été repoussé toujours plus, jusqu'à ce que pour beaucoup, tout se passe comme s'Il n'existe pas.

L'origine de l'Univers a été attribuée à une explosion primordiale, dont la cause est inconnue. L'origine de la vie est attribuée à un processus inconnu dans la "soupe primitive"; et l'origine de l'homme supposée due à l'évolution naturelle, à partir d'un ancêtre animal inconnu.

Bien que tous les hommes soient toujours sous le Mandat donné Adam et renouvelé à Noé pour exercer l'intendance fidèle et productive, sur la, Terre, à la Gloire de Dieu, la vérité est que tous ont péché et sont privés de la Gloire de Dieu (Romains 3: 23).

A un degré, plus que tragique, les sciences, la technologie, et même la théologie et la philosophie, les arts, sont par les hommes pécheurs placés de plus en plus loin du  Mandat de l'Éternel Dieu. Les hommes ne soumettent pas la Terre pour la gloire de Dieu, mais au contraire la détruisent (Apoc 11: 18) par leur convoitise. Mais le croyant Chrétien s'est dépouillé du vieil homme avec ses œuvres mauvaises, et a revêtu le nouvel homme qui se renouvelle sans cesse, à l'image de Celui qui l'a créé, jusqu'à ce qu'il parvienne à la pleine connaissance… (Col 3: 9-10).

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6.2.9 L'Écriture Sainte et la culture

Nous trouvons  dans l'ouvrage de J. Gresham Machen Education, Christianity, and the State, le chapitre 3 Christianity and Culture (10)qui nous montre la dichotomie générale entre l'Écriture Sainte et la piété d'un côté, et la culture de l'autre.

Machen nous montre d'abord, la séparation des Chrétiens, entre ceux qui ne veulent voir que la piété personnelle d'une religion, qui est une affaire privée et ceux qui veulent connaître toutes les sciences qui étudient la Création, dans le cadre du Mandat Culturel, afin de réformer la société.

Plus loin il décrit comme principal problème, en confrontation avec les Églises, le système  scolaire (et il faut bien l'affirmer, s'il décrit le système américain, le nôtre est tout à fait semblable, notre problème est identique, sinon pire).

Ce système scolaire, de l'École élémentaire, en passant par le Collège le Lycée, jusqu'à l'Université est constitué de façon à garder la religion et la culture aussi séparées qu'il est possible. Ce système évacue totalement la relation qu'il y a entre la foi et la culture; relation selon le commandement de l'Éternel Dieu, dans le Mandat Culturel.

Durant 5 ou 6 jours les jeunes sont engagés dans l'acquisition des connaissances profanes. Dans cette activité l'étude de la Bible est bannie. On étudie les sciences naturelles, selon la philosophie évolutionniste (positivisme), sans aucun lien avec la Révélation. On étudie le Grec sans ouvrir le Nouveau Testament. On se dit dans la civilisation Judéo-chrétienne, mais on n'étudie ni l'Hébreu, ni la Bible. On étudie l'histoire en évitant soigneusement de parler de Jésus et de son enseignement…et sans aucun point de vue biblique

Le Dimanche, d'un autre côté, on a l'instruction religieuse, où l'intellect n'intervient pas, on ne prépare pas les leçons de l'École du Dimanche, comme celles de l'école de la semaine. La vie chrétienne semble être quelque chose qui ne concerne que l'émotion et la volonté, laissant l'intellect aux études profanes.

Il n'est pas étonnant qu'après une telle scolarité, on en vient à regarder la religion chrétienne et la culture comme appartenant à deux compartiments totalement séparés, et étanches l'un par rapport à l'autre.

Lorsqu'un jeune homme entre au Séminaire, il est introduit dans une procédure différente. La religion est retirée de son exclusion, mais les mêmes méthodes d'études réservées jusque là aux sciences naturelles, ou à la littérature, sont appliquées. D'ailleurs en France on a des Facultés de théologie, dont les méthodes sont analogues à la Faculté des Lettres et qui délivre des diplômes portant les mêmes noms (DEUG, licence, Maîtrise, DESS, DEA etc.).

On étudie la Bible non pas avec le désir d'une croissance spirituelle et morale, mais de façon à connaître pour augmenter ses connaissances; la grande majorité des étudiants en théologie n'a aucune vocation pour le service de l'Église du Christ. L'esprit scientifique semble remplacer la foi simple au Christ glorieux. L'esprit scientifique semble incompatible avec l'esprit de la foi vivante. Les jeunes n'ayant pas été préparés par leur scolarité, sont placés face à face avec le problème de la relation entre la connaissance et la piété, ou d'une autre manière entre la culture et la foi chrétienne biblique.

Ainsi apparaissent trois possibilités:

-         1). La foi chrétienne peut être subordonnée à la culture et de façon inconsciente, cette position est favorisée par une large portion des membres, très influente, dans l'Église. Petit à petit, le surnaturel est éliminé, les miracles de Jésus sont considérés comme des fables. La foi chrétienne n'est plus qu'un sous-produit de la culture. Il n'y a même plus de Révélation; l'Évangile n'est plus l'Évangile. En subordonnant le Christianisme à la culture, le Christianisme a été détruit et les Églises sont presque vides, tout en portant le nom de jadis, ce qui est ainsi une contrefaçon.

-         2). D'un autre côté, il y a la position extrême, en cherchant à donner à la religion un champ clair, la culture est détruite. Avec  le mal profond dans le monde, il faut avant tout le salut, qui est le don d'une vie toute nouvelle, venant directement de Dieu: la culture est une matière sans importance; Cependant on peut employer, les moyens d'impressions rapides, l'automobile, l'informatique pour la propagation de l'Évangile… et en même temps dénoncer toutes ces commodités, comme des activités mauvaises. Peut être aujourd'hui cette attitude des hommes très pieux est- elle moins fréquente, mais ceux-ci sont très rares.

-         3). Il y a la troisième solution qui n'a rien d'une compromission, car elle est conforme au Mandat culturel, selon le commandement de Dieu. Au lieu de mépriser les arts et les sciences et les technologies, ou de les regarder de façon indifférente, celles-ci doivent être cultivées avec le même enthousiasme que les humanistes, et en même temps les consacrer au service, et à la Gloire, de l'Éternel Dieu, qui nous fait ce don magnifique.

-         Au lieu d'effacer la distinction entre le Royaume et le monde, ou de se retirer du monde en une sorte de  monastère modernisé, le Chrétien biblique et la théologie Réformée régulière sont concernés par toutes les sphères de la Création, de la vie, et des sciences en particulier, dans le cadre du Mandat culturel. Ainsi le chrétien ne devrait être satisfait que lorsque l'Évangile et la Loi s'emparent de toutes les activités humaines, dans toutes les nations et dans tous les domaines de la pensée des hommes, et ce n'est pas une utopie.

6.2.10 Faits bruts et évidences

    Selon la philosophie: Par l'activité de l'intellect, dans la constatation des faits

-          nous faisons une sélection, de tout ce qui tombe sous nos sens, notre esprit ne retient que certains détails, ou certains aspects. Tous ceux qui ne présentent pas d'intérêt pour nous passent inaperçus, et sont pour nous comme s'ils n'étaient pas. La perception des faits est une véritable construction de l'intuition, mais c'est aussi une source d'illusion.

-          Nous faisons aussi un choix des faits; dire que l'observation doit être complète, ne signifie pas que l'observateur exercé note tout ce qui tombe sous ses yeux: il fait toujours un choix. Certains faits sont sans intérêt, d'autres sont très instructifs, certains les appellent les faits privilégiés (Bacon).

-          Les fait brut et le fait scientifique: on oppose quelquefois le "fait brut" et le  "fait scientifique". On a tendance à dire que le fait brut n'existe pas. Mais il y a dans le fait empirique toute une part de construction  et elle est encore beaucoup plus grande dans le fait scientifique. C'est ce qui sépare la connaissance vulgaire et les sciences. Un fait ne peut rentrer dans une science que s'il a subi toute une préparation: s'il a été analysé, interprété, mesuré.

Un fait brut est pris tel qu'il est donné, tel qu'il apparaît à un observateur attentif. Le fait scientifique est mesuré intégré à une théorie scientifique. Cependant, l'analyse de la méthode, c'est-à-dire les chemins que les scientifiques prennent pour constituer un savoir objectif, fait surgir une difficulté de taille: parlant de la science, il nous faut bien faire le constat de la diversité des sciences. Ont-elles un caractère commun? Cette diversité condamne l'unité de la méthode scientifique. Alors, il faut bien le dire, la science n'existe pas en soi.

Il n'y a rien de commun entre les sciences dites exactes, comme la physique ou la chimie et les sciences d'observations, telles la géologie, la paléontologie… et aussi les spéculations de la cosmologie, qui reposent sur des systèmes d'équations purement mathématiques;

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6.2.11 Les faits selon l'Éternel Dieu

Les Faits en relation avec l'Écriture

Les faits en relation avec l'Écriture doivent être divisés en deux parties:

-         Une partie traite des faits ou des phénomènes de l'Écriture elle-même.

-         L'autre partie traite des faits de nature et de l'histoire  dont les "sciences" et les philosophies traitent hors de l'Écriture.

Beaucoup d'ouvrages traitent de ces faits, mais il convient de voir succinctement de plus près.

6.2.12 Les phénomènes de l'Écriture

La revendication concernant l'infaillibilité de l'Écriture dit que celle-ci appartient aux originaux, mais on n'a pas les originaux pour les consulter. On suppose alors qu'il y a des divergences ou des contradictions dans la Bible.

Certains érudits, étudiants ou  professeurs orthodoxes, ont travaillé à montrer qu'il n'y a pas de grandes divergences dans le "système de doctrines" contenu dans l'Écriture. Mais il est aussi dit que dans une Bible infaillible, il ne peut y avoir aucune divergence ni contradiction. Il ne doit donc pas y avoir de faits historiques dans la Bible, en contradiction avec les exposés historiques des traités d'histoire. Mais la "Haute critique" des temps modernes, affirme qu'elle pense qu'il n'est pas possible d'harmoniser l'histoire des historiens avec l'idée d'une Bible infaillible.

a. Croire pour comprendre

Alors, dans ces conditions, quelle doit être l'attitude du croyant orthodoxe? Il ne peut être un obscurantiste en ignorant les difficultés. Mais il sait que ces difficultés ne seront jamais entièrement levées. L'étudiant sérieux n'a pas de réponses adéquates, il confesse qu'il n'est pas capable d'expliquer une contradiction apparente dans ce qu'enseigne l' Écriture et ce que disent les historiens académiquement respectables, mais aussi faillibles.

En un sens les croyants orthodoxes gardent cette doctrine de l'Écriture "en dépit des apparences". C'est-à-dire qu'ils croient ce qu'enseigne la Bible parce qu'elle est la Parole de Dieu, Dieu a dit que c'est Sa Parole. A la première place la question n'est pas comment puis-je croire sans entrer en conflit avec une science, mais quel est le témoignage de l'Écriture et quelle est l'expression de la foi chrétienne biblique. C'est là que se trouve notre point de départ dans le monde.

Dire que l'Écriture se rend témoignage a elle-même et qu'elle s'identifie à elle-même, implique aussi qu'elle identifie chaque fait dans le monde. Ce qui veut dire, que Dieu dont l'Écriture parle, est le Dieu qui créé les faits tels qu'ils sont. Il s'ensuit que tous les faits sont de façon ultime en accord avec le système de Vérités enseigné par l'Écriture. Chaque fait dans l'univers est ce qu'il est, à cause de la place qu'il a, dans ce système établi par l'Éternel Dieu.

Bien plus, dire que chaque fait dans le monde, est ce qu'il est, parce qu'il a sa place dans le système de Vérité exposé dans la Bible, établit la légitimité du système de Vérité exposé dans l'Écriture, qui ne peut être complètement compris par la créature, non seulement parce qu'elle est pécheresse, mais aussi parce qu'elle ne veut pas croire toute la Vérité. L'homme est fini et il ne peut comprendre l'Éternel Dieu son Créateur de manière exhaustive.

b. Comprendre Dieu

Comme il ne peut  comprendre Dieu complètement, ainsi il ne peut comprendre ce qui se rattache à Dieu de façon complète, car pour comprendre, il faut pénétrer sa relation à Dieu, et pour pénétrer cette relation il faudrait comprendre Dieu de façon exhaustive.

Les objections contre les phénomènes de la Bible, sont de ce fait légitimes, si ceux qui les font peuvent nous montrer la base positive sur laquelle ils se fondent. Cette base doit les rendre capables d'expliquer les faits selon un système de Vérité autre que celui que donne la Bible; il n'y en a pas d'autres;

La différence entre le point ultime de référence des Chrétiens, et celui des non-Chrétiens, montre clairement qu'il n'y a pas de discussion possible des faits pour arriver à une issue finale, sauf si cette différence est prise en considération.

6.2.13 L’Erreur funeste de la Double Révélation (11) (12)

Distorsion de la Révélation Générale

Il est essentiel de faire face à cette erreur fondamentale pratiquée par beaucoup de Théologiens et des scientifiques chrétiens, en rapport de la Révélation biblique spéciale (particulière) et de la Révélation générale. Par manque de meilleurs termes, les auteurs décrivent cette erreur comme « Théorie de la Double Révélation ». Les défenseurs de cette théorie maintiennent que Dieu a donné aux hommes deux révélations distinctes et ultimes de la vérité ; chacune ayant une pleine autorité dans son propre domaine : la Révélation de Dieu dans la Bible (Révélation spéciale) et la révélation de Dieu dans la nature (Révélation Générale). Ils tordent le sens de la Révélation générale telle que nous l’avons déjà exposée selon l’Écriture (voir Chapitre 4. 1) et la Théologie réformée régulière (calviniste).

Ces deux Révélations apparaissent clairement à tout homme intelligent comme non contradictoires, puisque données par le même Éternel Dieu de Vérité, toujours en accord avec Lui-même.

Mais les défenseurs de la Double Révélation, ne l’entendent pas ainsi, ils en font deux domaines tout à fait distincts :

1. Le Théologien et celui qui est désigné par Dieu pour interpréter l’Écriture ( interpréter d’abord comprendre ensuite ; en opposition avec l’apologétique biblique qui cherche à croire pour comprendre )

2. Le scientifique qui serait désigné par Dieu pour interpréter la nature : ce qui conduit inévitablement au théisme évolutionniste plus ou moins darwinien.

Ainsi les deux sont supposés avoir des lunettes spécialisées pour lire le supposé vrai message du livre particulier de la révélation.

Ceux qui soutiennent la théorie de la double révélation, maintiennent aussi que lorsqu’il y a un conflit apparent entre les conclusions du scientifique et la conclusion du théologien, en particulier quand on considère des questions telles que l’origine de l’Univers, ou du système solaire, de la Lune ou de la Terre, de la vie des plantes ou des animaux, et de l’homme, le théologien doit repenser son interprétation de la Bible en harmonie avec le consensus scientifique (des sciences naturelles ou SVT, qui sont tous des darwiniens évolutionnistes), puisque la Bible n’est pas un traité scientifique, seule la science peut donner les réponses détaillés et qui font autorité. Et c’est toujours la Science qui est prise comme référence, ce qui permet de se mettre à l’ombre du physicalisme , et d’éviter le manque de crédit des paléosciences : échelle géologique, paléontologie, évolution des espèces etc.

C’est l’interprétation gramatico/historique et la compréhension littérale de la Bible qui sont mises en doute, en général le récit de la Création en Six Jours et en particulier celui de la création de la Lune et du Soleil. Qui sont considérés comme conduisant les étudiants de la Bible à des conclusions contraires aux points de vues de la majorité des scientifiques bien entraînés dans leur domaine d’étude de l’origine et de la nature de l’Univers matériel.

Alors on nous dit que les premiers chapitres de la Genèse, ont été écrits premièrement pour nous donner des réponses aux seules questions spirituelles : « Qui ? » et « Pourquoi ? ».

Les scientifiques seuls peuvent répondre aux importantes questions, « Quand ? » et « Comment ? ».

Ainsi, ils rejettent totalement le Mandat Culturel et préparent aussi le triomphe du naturalisme évolutionniste darwinien.

6.2.14 Conclusion

Or, le Mandat Culturel, est précisément une demande expresse aux hommes de soumettre la Terre et de dominer sur le règne animal. Il n’y a pas un seul mot dans toute l’Écriture sainte qui indique ou qui implique que ce Mandat ait été révoqué. Au contraire, de façon générale l’Écriture déclare que ce Mandat doit être appliqué et qu’il le sera et que l’Écriture ne peut être anéantie selon l’affirmation du Christ-Jésus (Jean 10 : 35). Tous ceux qui tentent de l’anéantir seront un jour, proche ou lointain anéantis, comme le sera l’anti-Christ !

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6.3 LE CONFLIT, les évolutionnistes rejettent la BIBLE

6.3.1 Ils taxent le Créationnisme d’invraisemblance parce qu’ils ne peuvent pas supporter qu’une intelligence divine ait créé chaque espèce ex nihilo. Pensez donc que l’Éternel Dieu et le Christ Jésus aient fait des miracles. C’est inadmissible ! La base du Dessein Intelligent n’a rien de scientifique est ne peut être que religieuse. C’est même une avancée nouvelle du Créationnisme.

Or les tenants du darwinisme se sont contentés de déifier une Inintelligence ; en réalité, ils ont forgé une Idole. Idole qu’ils adorent. Ceux qui fabriquent des idoles ne sont tous que vanité et leurs plus belles œuvres ne servent à rien (Esaïe 44 : 9). L’idole la plus grande est le hasard qui a fabriqué dans la « soupe primitive », assez chaude, d’abord de simples molécule comme l’ARN pour produire ensuite des cellules. Mais qui a retouché son œuvre involontaire sans jamais savoir ce qu’il faisait, puisque il est le hasard. Certes il y de bons coup de hasard : un coup sur dix milliards !

6.3.2 L’invraisemblance du darwinisme

a. Le Professeur Chandebois nous dit que (14)  :

« Pour mieux voir l’invraisemblance, il faut remonter le cours de l’évolution. Chacune des formes actuelles a pour ascendance une lignée évolutive (supposée) dans laquelle les générations se sont enchaînées les unes aux autre sans interruption – ni rétrogradation – depuis la première cellule. Autrement dit, pendant des millions d’années, cette lignée aurait réussit à progresser sans qu’aucune de ses mutations non viables qui ont toutes les chances de se produire, ne soit venue en trancher le fil.

« Toutes les improbabilités astronomiques se sont concentrées sur elle, en nombre astronomique pour une espèce des plus évoluée. Et ce même mécanisme doit s’appliquer aux millions d’espèces qui ont la chance inouïe de peupler actuellement notre planète.

« Faut-il que la Science fascine les esprits pour que la magie du darwinisme l’ai si facilement emporté sur les miracles de la Bible. A moins d’être un Savant Cosinus ou un Professeur Tournesol, aucun darwiniste ne raisonnerait dans la vie courante comme il le fait au sujet de l’évolution… ».

« … En définitive, ce qui surprend le plus dans cette théorie de l’évolution, ce n’est pas l’état de crise aiguë où elle se trouve, mais l’exceptionnelle longévité des idées de base qu’elle véhicule, alors que les objections majeures ont été depuis longtemps formulées ».

b. Le Professeur R. Levontin de Harvard

Or il n’y a pas longtemps que le Professeur Richard Levontin, de l’Université de Harvard, l’un des plus brillants biologistes évolutionnistes, a fait une « sortie » devant l’Association américaine pour l’Avancement de la Science (14- 18 Février 2008 ),lors de son assemblée annuelle à Boston.

Levontin annonça que les savants ne savent pratiquement rien sur l’évolution du cerveau et que les scientifiques sont complètement dans le noir à se sujet (15)

6.3.3 Le rejet de la Genèse selon Michael Denton (16)

a. La vision matérialiste du monde sans Dieu

L’idée d’évolution organique formulée par Charles Darwin dans l’Origine des espèces, donna naissance à une vision nouvelle et révolutionnaire du monde. Ainsi, toute la diversité de la vie sur la Terre serait le résultat d’un processus naturel et aléatoire, au contraire de ce que l’on croyait auparavant, d’un Acte Créateur de l’Éternel Dieu.

Alors, l’intervention de Dieu est éliminée de tout développement naturel : cette thèse capitale devait jouer un rôle décisif dans la laïcisation de la Société Occidentale, cette Société en fut ébranlée.

b. La biologie avant Darwin

La biologie du début du XIX e siècle était dominée par l’idée d’un monde vivant essentiellement discontinu : les grands organismes étaient considérés comme uniques, isolés sans aucune forme de transition ne les reliait entre eux. Les espèces se reproduisaient conformément au mode ancestral génération après génération, sans le moindre changement. Les variations étaient mineures dans les limites de l’espèce.

Pour le naturaliste du XIX e siècle, l’ordre fondamental de la nature était discontinu et statique. Mais à partir de 1859 le modèle dynamique continu proposé par Darwin devint un axiome accepté par de nombreux biologistes.

Par contre le modèle discontinu et statique auquel adhéraient les biologistes au début du XIX e siècle avait de solides fondements scientifiques très sérieux (Ils sont toujours là aujourd’hui).

c. La fixité des espèces

Tous les observateurs sérieux de la nature – et les paysans en particulier – durant leur vie, admettent comme évidence, que les espèces se reproduisent suivant le même type, de génération en génération.

Le cours du vivant s’écoule selon un plan préétabli et pré ordonné (avec une information incluse, qui ne peut pas venir de la matière, pas plus qu’un ordinateur, le montage terminé par des techniciens intelligents et instruits ne fonctionne : il a besoin d’un long système d’information conçu par un ingénieur intelligent. Et cet ingénieur ne croira jamais que l’information de la première cellule lui a été donnée par hasard en provenance de la matière inanimée.

d. Cuvier le croyant

Au début du XIX e siècle, Cuvier (1769-1832) fondateur de l’anatomie comparée, « avait montré qu’on pouvait considérer le monde vivant comme divisé en divers grands types (ou phylum) et que les organismes présentant des caractères intermédiaires étaient pratiquement inconnus ».

Chaque organisme forme un tout intégré, ses composantes sont adaptées les uns aux autres et fonctionnent de façon complémentaire. Cela semblait interdire tout changement évolutif majeur

William Colman, grand spécialiste de Cuvier, écrivait :

« Parce qu’il constituait un tout fonctionnellement équilibré dont chacune des parties est en relation étroite avec toutes les autres, l’organisme ne pouvait, sous peine d’extinction quasi immédiate, s’écarter de manière significative des normes établies pour l’espèce par le premier principe anatomique.

… «  Autrement dit, un organisme change en bloc ou ne change pas du tout. Seule pourrait intervenir une modification par sauts, et aux yeux de Cuvier – comme à ceux de la plupart des biologistes modernes, mais pour des raisons très différentes – cette idée était non seulement dépourvue de preuve mais complètement absurde. La transmutation par accumulation d’altérations petites ou grandes était donc impossible (17)

Ainsi, chaque individu est l’expression physique d’un nombre fini de formes invariables. Ce qui implique qu’il y a des limites bien définies, que la variation biologique ne peut pas franchir. La nature est fondamentalement discontinue.

Aristote professait longtemps après la Bible, la fixité des espèces. Au Moyen Age, la philosophie de la nature était celle d’Aristote (Introduite par Thomas d’Aquin) et qui a été la doctrine officielle de l’Église Romaine.

Le savoir scientifique n’était pas alors considéré comme un défi aux croyances religieuses, comme cela allait devenir le cas, une fois admis le concept d’évolution. La synthèse newtonienne du monde physique en donnait une vision magnifique.

Lors de la publication du premier numéro du Zoological Journal of London, fondé en 1824, l’éditeur souligne l’idée que l’étude de la nature révèle la sagesse de Dieu, et indique la place particulière de l’homme dans l’ordre naturel du monde.

e. Agassiz et les pensées du Créateur

En 1857 Louis Agassiz professeur de Zoologie à Harvard, écrivait que tous les faits du monde vivant « proclament à haute voix le Dieu unique… et l’histoire naturelle doit, avec le temps, devenir l’analyse des pensées du Créateur de l’univers telles qu’elles se manifestent dans le règne animal et végétal ainsi que dans le monde inorganique ».

La majorité des contemporains de Darwin ignorait le conflit entre science et religion. Cette querelle fait irruption au cours du XIX e siècle, lors des « découvertes » en Géologie. Leur formulation est en effet incompatible avec la compréhension littérale de la Genèse. Mais il faut bien noter qu’au début du XIX e siècle, un scientifique pouvait accepter le récit de la Genèse comme une description historique du monde sans problème.

f. Pas d’opposition à la compréhension littérale de la Genèse

Le succès croissant des sciences naturelles supprimait pour beaucoup de « savants naturalistes » le besoin d’une interprétation littérale de la Bile, c’est-à-dire l’explication biblique du monde.  

Il n’y avait pas encore de forte opposition entre l’interprétation littérale de la Bible et les connaissances scientifiques. La Genèse exerçait une influence restrictive sur les hypothèses de la géologie.

Coleman écrivait :

« Beaucoup de naturalistes étaient fortement influencés par l’apparente nécessité de trouver dans la nature la réalisation à la lettre des événements catalogués dans les Divines Écritures. Sur de nombreuses questions d’histoire naturelle, en particulier celle de la nature des espèces biologiques ; on croyait communément que la Bible était l’autorité ultime, ou du moins un répertoire de vérités générales dont aucune ne pouvait être contestée légitimement ou sans danger, par un véritable naturaliste » (18)

Certes, il est difficile d'évaluer à quel point le fait de prendre la Bible au pied de la lettre a pu influencer les grands naturalistes. Mais l’influence de la Bible a été considérable, mais elle n’a jamais empéché les recherches scientifiques exactes. Le Mandat Culturel, au contraire, soutient la démarche scientifique, et influence la méthode scientifique dans le sens de la rigueur.  

Il est bien vrai que selon la Genèse la Terre est jeune et que les espèces ont été créées selon leur espèce (ou genre) et se reproduisent fidèlement. Personne n’a jamais vu le contraire, et des grains de blé trouvés dans les tombes égyptiennes ont bien germé.

  1. L’offensive des géologues

Les géologues trouvaient qu’il était de plus en plus évident qu’aucun des processus naturels connus, comme l’érosion par l’eau ou le vent, ne pouvaient avoir modelé la surface terrestre en six mille ans. Mais cette hypothèse, pour un pratiquant des sciences exactes, se présente comme la spéculation d’une discipline qui n’a aucun argument observable à ce sujet.

L’érosion ne cause pratiquement aucun changement perceptible sur une période de plusieurs siècles : les glissements de terrains par fortes pluies sont très localisées. Et même les tsunamis n’arasent pas les montagnes.  

Remarque : Ainsi les géologues éliminaient toute intervention de Dieu dans la formation du relief terrestre. Le Déluge Universel était réduit à une inondation dans la vallée de l’Euphrate.

Ils ignorent ce que l’Éternel dit à Job :

« Qui est celui qui obscurci mes desseins par des discours sans intelligence ?

Ceins tes reins comme un vaillant homme… Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le si tu as de l’intelligence. Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu ? (Job 38 : 2-5)

Nous ne sommes pas plus avancés que du temps de Job. Mais on a aussi l’impression que ceux qui font appel à l’eau et au vent se comporte comme s’ils n’étaient jamais allés sur le terrain. En effet l’eau lorsqu’elle agit entraîne les sols et détruit la végétation … On ne voit pas comment le vent a pu former les montagnes les coteaux et les vallées etc.

La remise en question de la conception biblique traditionnelle du monde est venue de la découverte de nombreuses espèces disparues.

Le Déluge ne pouvait être responsable de l’extinction de ces formes de vie anciennes, puisque la Genèse dit que toutes les espèces avaient été sauvées dans l’Arche. Cuvier écrivait :

… La vie a donc été souvent troublée sur cette Terre par des événements terribles… Des êtres vivants sans nombre ont été les victimes de ces catastrophes ; les uns ont été détruits par des déluges, les autres ont été mis à sec avec le fond des mers subitement relevées, leurs races mêmes ont fini pour jamais, et ne laissent dans le monde que quelques débris à peine reconnaissables pour le naturaliste. (19)

On voyait les preuves des catastrophes, dans toutes sortes de phénomènes géologiques : coquillages sur les sommets des montagnes, congélation des mammouths, amoncellement d’os d’espèce disparates, de grands blocs de pierres isolés de plusieurs tonnes.

Cuvier supposait que chaque jour de la Genèse correspondait à une période de durée indéterminée. Ce qui lui permettait de supposer de nombreuses interventions divines pour remodeler et repeupler la Terre. Mais la Bible ne mentionne aucune catastrophe avant le Déluge universel.

h. Thomas Chalmers : les théologiens spéculent et tordent la Genèse

Thomas Chalmers écrivait :

On peut supposer que Moïse ne nous livre pas un récit de la première formation des choses, mais de la formation du système actuel. Or comme nous venons de le prouver, il est nécessaire qu’un pouvoir créateur agisse et maintienne ainsi des générations de créatures vivantes. On peut donc supposer que Moïse nous a livré la totalité de l’Histoire de la dernière grande intervention divine, et qu’il ait en fait décrit les étapes successives de la reconstruction après la dernière catastrophe.

Dans son ensemble la communauté scientifique restait en accord, à la fois avec la cosmologie de la Genèse et avec l’historicité littérale des Écritures. Certes, il y avait des avis différents sur le nombre de catastrophes, ou sur les phénomènes géologiques particuliers qui pouvaient être attribués soit au Déluge, soit aux catastrophes précédentes.

Certes, il y avait une minorité de dissidents ; la transformation des espèces avait été envisagée par Buffon (1707-1788) au milieu du XVIII e siècle, Erasme Darwin (1731-1801) et plus tard par Lamarck (1744-1829), James Hutton (1726-1797), Charles Lyell (1797-1875) ; Charles Darwin (1809-1882).

Le catastrophisme et l’idée de Terre jeune de 6000 ans étaient remis en question par une minorité de géologues. Le géologue écossais J. Hutton présente une interprétation uniformitariste alternative aux phénomènes géologiques.

Hutton soutenait que l’on pouvait rendre compte de l’apparence géologique de la Terre par l’intervention continue de petits changements sur de longues périodes.

Avant que Darwin n’embarquât sur le Beagle, Charles Lyell, le protagoniste de l’uniformitarisme, publia le Volume 1 de son ouvrage Principes de Géologie, qui veut expliquer les changements survenus à la surface de la Terre, en supposant, sans aucune preuve possible, les mêmes causes que l’on observe aujourd’hui, sont celles qui ont agit il y a quelques centaines de millions d’années.

L’œuvre de Lyell fut un tournant brusque dans les concepts géologiques. Darwin en fut peu à peu convaincu, ainsi que de nombreux naturalistes. « Mais à l’époque de sa publication, ce livre été comme fortement hérétique par la majorité des géologues. Ainsi, malgré l’existence de ces précurseurs, régnait parmi les géologues un consensus en faveur du catastrophisme d’une terre jeune et de la création particulière de chaque espèce en tant qu’entité immuable ».

Et Michael Denton arrive à la conclusion de ce chapitre, dont voici un extrait :

Rien de ce que Darwin avait observé pendant le voyage du Beagle n’impliquait une évolution à grande échelle, et rien n’indiquait que les grandes divisions naturelles avaient été franchies par un processus évolutif. Mais l’ancienne vision typologique discontinue de la nature semblait avoir perdu beaucoup de sa crédibilité. Cela non seulement parce que la barrière des espèces, une des divisions fondamentales supposées de la nature, était battue en brèche en des endroits comme les îles Galapagos ; mais aussi parce que dans l’esprit de Darwin, comme de beaucoup d’autres biologistes du XIX e siècle, la typologie était étroitement associée au cadre surnaturel de la Bible. Or ce cadre de pensée, attaché à la théorie de la jeunesse de la Terre et au créationnisme miraculeux, était ouvertement non scientifique et irréconciliable avec le but fondamental de la science : réduire chaque fois que cela était possible, tous les phénomènes à des explications purement naturelles.

Le paroxysme de cette position se manifeste par le rapport de Guy Lengagne député socialiste au Parlement Européen daté du 8 Juin 2007 adressé au Conseil de l’Europe (20). Ce rapport est intitulé : Les dangers du créationnisme dans l’éducation : Ce qui ce traduit par :

L’enseignement de l’évolution dans les programmes du second degré des collèges et des lycées, que nous avons entendu exposer par Madame Annie Marmecier Inspecteur général de l’Education Nationale.

  1. Ainsi, comme cela a été dit par ailleurs, les sciences n’auraient que les explications du naturalisme athée

La signification exacte de cette prise de position est qu’il n’y a pas de création selon la majorité évolutionniste régnante héritée de la pensée grecque païenne. Ce qui conduit à une vision du monde naturaliste et matérialiste et qui implique aussi quelques questions précises :

Doit-on éliminer toute transcendance ?

Qu’est-ce que les lois de la nature ?

La méthodologie des sciences doit-elle être totalement naturaliste ?

Qu’est-ce qui constitue une explication scientifique d’un phénomène ?

Comment peut-on tester une explication scientifique ?

Comment les scientifiques peuvent-ils justifier leurs prétentions à dire la Vérité ?

Comment une théorie est-elle acceptée par la communauté scientifique/

Comment la connaissance scientifique avance et croît ?

Qu’est-ce que le progrès scientifique ?

Quelles sont les raisons de rejeter le Créateur hors du domaine des sciences ?

La réponse à chacune de ces questions dépend de la réponse donnée à cette dernière question !

En effet pour réfuter cette vision du monde matérialiste et athée militante, il faut prendre connaissance de l’histoire des révolutions de la pensée scientifique.

6.3.4 Histoire des révolutions scientifiques :

changement de paradigme

Nous vivons des temps très importants, que nous le sachions ou non. Une Révolution commence à prendre place devant nos yeux. Des informations viennent souvent devant nos yeux au sujet du Dessein Intelligent (Intelligent Design ID ), un concept qui défie la vision du monde qui règne aujourd’hui. C’est-à-dire le Darwinisme sous ses divers avatars évolutionnistes. enseigné dès l’école primaire dans les Collèges et les Lycées, claironné par les médias !

Avec le Discovery Institute nous sommes au commencement d’une révolution scientifique. Cet Institut supporte et fait la promotion du Dessein Intelligent (Intelligent design). La force de cette révolution scientifique est qu’elle s’impose peu à peu dans les écoles, à tous les niveaux aux USA.

Ainsi la grande peur de nos professeurs agrégés des sciences naturelles (SVT) est que le dessein Intelligent s’installe en France. Ce qui arrivera certainement lorsqu’un certain nombre de jeunes postulants, se seront rendus compte du caractère fallacieux des théories de l’évolution des espèces. Alors voyons ce que sont les révolutions des théories :

a. La révolution « copernicienne »

Avant Copernic (1473-1543), la façon de voir le cosmos reposait sur la thèse aristotélicienne que la Terre est au centre de l’Univers et que tout tourne autour d’elle, ce fut la doctrine établie jusqu’à la Renaissance.

Le système de Copernic repose sur l’observation que la terre tourne sur elle-même et fait un tour sur son axe en un jour, ce qui explique le mouvement diurne de la sphère céleste en un jour. Dans son traité es révolutions des sphère célestes (De Revolutionibus Orbitum Coelestium) achevé en 1530, il expose son hypothèse sur la rotation de la Terre autour du Soleil.: c’est l’héliocentrisme.

L’héliocentrisme est une conception du monde et de l’Univers qui place le Soleil en son centre. Cette conception fut complétée par Galilée (1564-1646) et par Kepler (1571-1630).

b. L’Uniformitarisme ou actualisme

L’Uniformitarisme ou actualisme, est un des principes de base de la géologie moderne. Il postule que les processus qui se sont exercés dans le passé lointain s’exercent encore de nos jours : «  le présent est la clé du passé ».

L’actualisme de l’Anglais actual qui signifie réel et non pas actuel, il s’agit donc de causes réellement constatées, mais pour Lyell, les causes réelles étaient précisément qu’il avait constaté lors de ses voyages exploratoires en regardant ce qui se voyait à la surface de la Terre.

Nous observons que c’est bien un postulat, personne ne l’a jamais vérifié dans le passé et personne ne peut le vérifier. Il faut le croire ! De ce fait c’est une philosophie qui n’a aucune base scientifique expérimentale .

Il faut noter que ce modèle continu a été inventé par Charles Lyell et publié dans ses Principes de Géologie. En effet, la théorie de l’évolution ne se limite pas au Darwinisme et au Néo-Darwinisme. Elle englobe la géologie stratigraphique imaginée par Lyell de 1830 à 1833, avec sa longue chronologie, sur des milliards d’année, sur laquelle Darwin prit appui pour forger sa théorie de l’évolution en 1859 publiée dans l’Origine des espèces, traduite en français en. 1862 par Mlle Clémence Auguste Royer, professeur de philosophie à Lausanne. Mlle Royer en précise tout l’enjeu dans sa préface. C’est le Péché Originel. et la Rédemption qui sont attaqués dans leur fondement :

« Nous avons désormais un critère absolu pour juger ce qui est bien et ce qui est mauvais ; au point de vue moral ; car la règle morale pour toute espèce, est celle qui tend à sa conservation, à sa multiplication… Enfin, cette révélation de la science nous en apprend plus sur notre nature, notre origine et notre but que tous les philosophèmes sacerdotaux sur le péché originel, car elle nous montre dans notre origine toute brutale la source de nos penchants mauvais, et dans nos aspirations continuelles vers le bien et le mieux, la loi de perpétuelle perfectibilité qui nous régit ». (21)

Il faut bien noter que ces livres ne sont pas des livres de science, au sens où on l’entend aujourd’hui pour les manuels et les comptes-rendus scientifiques : la philosophie s’y mêle constamment à l’énoncé des faits. Lyell visait à donner au public cultivé la conviction que le faciès des continents s’était formé » graduellement au cours de très longues périodes.

Avant Lyell (1797-1875), les géologues s’appuyaient sur les enseignements du livre de la Genèse. Pour Leibnitz et Georges Cuvier, par exemple, la formation des roches et du relief résultait de la Création et du Déluge universel, d’où le terme de théorie cataclysmique.

Or Lyell a établi sa théorie pour des raisons philosophiques, pour «  en finir avec Moïse et le Déluge » disait-il. L’hypothèse de la chronologie longue pour l’histoire de l’univers et de l’Homme a été adoptée sans preuves par rapport à la chronologie courte de la Bible.(22) Lyell répandait ainsi l’idée que la Foi en la Bible, le Déluge et la chronologie d’Adam étaient incompatibles avec la « Science ».

Ce nouvel esprit laïciste et naturaliste se répandit dans les couches populaires pour refuser au Créateur le droit d’intervenir dans Sa Création. Le concept de Création apparaît alors comme non scientifique. En refusant de recourir au Déluge, il faut expliquer les sédiments continentaux comme étant des alluvions et l’arasement des anciennes montagnes par la seule action du vent et des glaces.

c. La théorie des Strates

La géologie de Lyell est donc basée sur la sédimentologie et les strates. Les strates des roches sédimentaires sont les couches horizontales successives, déposées par la chute verticale des sédiments.

Ce qui fait apparaître quatre principes :

d. Réfutation des principes stratigraphiques

1. Le premier principe est faux car il exclu par principe les cataclysmes, dont les restes étaient bien connus avant Lyell.

La fossilisation nécessite un enfouissement rapide pour éviter a putréfaction. Seule une catastrophe explique la découverte d’un allosaure en train de dévorer un brontosaure. Ou encore la disparition étrange des Dinosaures et des Ammonites qui n’a reçu aucune explication satisfaisante. L’extinction a dû être pour ainsi dire instantanée, car on retrouve de cette époque des centaines d’œufs de Dinosaures, de 20 centimètres de long, non éclos (23).  

2. Voir les articles de Guy Berthault: expérience et stratification

C'est pourquoi il importe de refonder l'histoire géologique sur d'autres qui ne soient plus conceptuelle, mais qui reposent sur des faits .

http://www.chez.com/ceshe/travaux/geologie/berthault.htm

http://www.creationnisme.ca/publication/articles/sediment.jsp?section-publication 

http://www.icr.org/article/473/

http://answersingenesis.org/tj/v8/il/sand.asp

e. Catastrophisme

« Le catastrophisme est une théorie scientifique qui expliquait que la Terre avait été affecté par des événements soudains : des catastrophes de courte durée, violentes et inhabituelles ». C’était la Théorie de Georges Cuvier (1769-1832). Il s’insurgea contre le Transformisme de Lamarck, il était en accord avec les idées catastrophistes et fixistes ? Il croyait la Création de Dieu parfaite  

6.3.5 La méthode scientifique P. Rabischong

Le savoir est une acquisition dynamique, basée sur le langage écrit et oral, constituant une des caractéristiques fondamentales de l’espèce humaine.

La science, ou plutôt les sciences, ont pour objectif d’augmenter le savoir, dans un grand nombre de domaines, qui se sont progressivement isolés. La science est avant tout une méthode d’analyse d’un objet ou de faits, perçus au plus près de leur réalité. Il n’y a qu’une seule vérité, même si elle peut être fractionnée en une série de facettes ou d’éléments d’un puzzle, qui, une fois reconstitué, donne la vraie image du phénomène observé.

Le langage est le miroir précis de la pensée. De ce fait aborder le problème de l’homme ( abordé de manières différentes mais complémentaires, selon que l’on veut savoir comment il fonctionne, ou d’où il vient et où il va), nécessite de percevoir et de comprendre les termes mêmes du langage scientifique ou technique, nécessaire à l’exposition des idées et des concepts.

Aujourd’hui, la prodigieuse avancée des sciences du vivant nous délivre des messages d’une très grande variété, qui nécessitent un travail de synthèse. Synthèse qui doit capable d’extraire de ces données multiples, l’essentiel d’une pensée cohérente qui donne une vision du monde la plus exacte possible. Ainsi, il y a lieu d’établir une distinction entre le fait d’observation qui est une réalité objective, et l’hypothèse qui tente d’expliquer la nature d’un processus ou la liaison causale entre plusieurs phénomènes.

Une théorie, pour être scientifique doit pouvoir être réfutée, selon la falsifiabilité de Karl Popper

a. La notion de Théorie

Pour décrire les phénomènes physiques, les scientifiques utilisent des modèles, qui sont mis en forme par des équations mathématiques ; par exemple le Big Bang est essentiellement un modèle mathématique où intervient le Calcul tensoriel, sous la forme du Tenseur T μν .

Cette démarche a été très féconde dans l’étude du monde physique. Cependant, si un modèle mathématique fonctionne bien dans le domaine de la physique, il n’est pas la représentation de la réalité.

Par exemple le modèle de Ptolémée postule que le soleil la lune et les planètes, se déplaçaient autour de la Terre. Leurs trajectoires étant circulaires et avec équipage de cercles, épicycles etc, a très bien fonctionné pendant plus de 15 siècles, en rendant compte correctement des positions observées des planètes et des étoiles.. Mais avec l’arrivée des lunettes astronomiques, ce modèle apparu comme complètement faux dans son principe. Le système solaire n’est pas géocentrique mais héliocentrique.

Un autre exemple célèbre est celui de la théorie du phlogistique, ce fluide imaginé par les anciens chimistes pour expliquer la combustion. Le phlogistique n’a jamais existé, et pourtant on a cru à son existence pendant tout le XVIII e siècle 

Donc, une théorie ou un modèle, peuvent rendre compte de façon convenable des phénomènes astronomiques, physiques ou chimiques observés et cependant être faux, c’est-à-dire ne pas donner une description réelle et complète de la réalité en son intégrité.

C’est là le cas des théories transformistes et évolutionnistes qui prétendent expliquer l’origine des espèces, de façon vraisemblable, mais qui n’ont jamais expliqué l’origine de la Vie, ni l’hérédité des caractères acquis, ni la sélection naturelle extrapolation illégitime de la sélection artificielles des éleveurs de vaches ou de moutons,

Comme dans la théorie du phlogistique ils imaginent que la matière brute a des propriétés vitales, avec une capacité inhérente de fabriquer de l’information. Aucune observation n’est jamais venue corroborer ces faits imaginaires.

 

6 .4 Vision Chrétienne Biblique du Monde

6.4.1 La Vision Biblique du Monde

La Bible présente la vision du Monde selon l’Éternel Dieu, Lui qui éternellement ne change pas, qui a créé les choses visibles et invisibles. La façon selon laquelle Il a créé est décisive et concerne toute la Création dans ses moindres détails.

Dieu créa toutes choses en les appelant de la non existence à l’existence (Genèse 1), à partir de rien ( ex-nihilo ) ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles (Hébreux 11 : 3)

Dieu parle et la Chose arrive (Psaume 33 : 9). Il ordonne et elle existe. Non seulement Il a créé par Sa Parole, mais aussi, Il soutient toutes choses par cette même Parole, Le Christ (Hébreux 1 : 3 ; Colossiens 1 :16-17).

Par la même Parole, le Monde ancien, fut jugé, et le jugement fut accompagné du Déluge Universel

Au temps de No », de même les Cieux et la Terre qui existent aujourd’hui sont gardés jusqu’au jour du Jugement et de la destruction des impies (2 Pierre 3 : 7).

Cette Parole est le Christ Jésus incarné Aleph et Tav ( א et ת ) (ά et ω )., le Premier et le Dernier ( Jean 1 : 1-3 ; Apocalypse 22 : 13).

La vision Biblique du monde donne la solution au « paradoxe rationnel », parce que Dieu est un être rationnel. Il est capable, par définition, Lui seul, de créer un Univers bien structuré qu’Il maintient stable selon Sa Providence. Il est capable de créer l’Homme à Son image, avec des capacités rationnelles analogues aux siennes, avec les aptitudes nécessaires pour comprendre et apprécier ce qu’Il a fait : Sa Création.

Il y a un autre monde, dans le cadre biblique, le monde de l’homme déchu de ses prérogatives et de son état de Créature originelle « très bonne ». Le maître apparent. de ce monde là est un menteur et le père du mensonge (Jean 8 : 44 ; 12 : 31 ; 14 :30 ; 16 : 11 ; 1 Jean 5 : 19). Toute personne qui cherche la Vérité dans ce monde là, se trouve, de ce fait, le plus souvent en présence d’un menteur. Les mensonges les plus puissants, pour une grande partie, sont ceux qui sont le plus souvent vrais, mais juste avec un peu d’erreur, ce qui va très loin. Selon l’Apôtre Paul, la séduction d’un mensonge est réellement un Jugement de Dieu sur la désobéissance de l’humanité (2 Thessaloniciens 2 : 9-12).

Tout ceci produit un choc pour les Chrétiens qui seulement n’entendent que Dieu est Amour et jamais qu’Il est le Saint et le Juste. Celui qui a donné la domination à l’homme sur Sa Création (Genèse 1 : 26-28), mais que l’homme céda au Malin (le Serpent Ancien Genèse3 : 1-6) ; en croyant ce que celui-ci disait, plutôt qu’à ce que Dieu avait dit : L’Éternel Dieu donna ce commandement à l’homme : Tu pourras de tous les fruits du jardin ; mais tu ne mangeras de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Genèse 2 : 16-17). Ainsi le malin gouverne le monde seulement comme un usurpateur.

Selon la Bible, la seule façon d’échapper à l’emprise du mensonge est de se repentir de croire aux mensonges du Diable et de retourner ainsi vers Dieu et croire ce qu’Il dit.

Le péché originel se produisit lorsque Adam et Eve ne crurent pas ce que l’Éternel Dieu avait dit. Leur péché manifesta leur désobéissance, Eve suivit ce que disait le Serpent : elle ne croyait pas vraiment ce que Dieu avait dit à son mari, mais celui-ci fut encore bien plus coupable, car c’est à lui que Dieu avait parlé.

Nous souffrons du même problème aujourd’hui – nous ne croyons pas tout ce que dit. Si nous voulons retrouver notre dominion, sous la Souveraineté de Dieu, nous devons redresser nos modes de penser, et croire intégralement ce que Dieu dit.

L’Éternel Dieu dit à Adam que la peine qu’entraînerait le péché est la de mort (Genèse 2 : 17). Et Adam ne l’a pas cru, et aujourd’hui de nombreux Chrétiens persistent en ne croyant pas ce que dit au sujet des Six Jours de la Création : ils préfèrent la théorie de l’évolution positive, aménagée à leur goût ; c’est-à-dire que la mort est un phénomène naturel qui fait partie de la vie. La mort n’est ainsi plus « le salaire du péché » (Romains 6 : 23).

Le vrai point de départ, qui conditionne toute notre existence, est le point de vue biblique selon ce que l’Éternel Dieu nous dit : Au commencement créa les Cieux et la Terre. C’est aussi le point de départ de notre vision biblique de la cosmologie.

6.4.2 Qu’est-ce que la vision Chrétienne du Monde : Notre vision, en conflit avec l’Humanisme sécularisé

Tout le monde a une vision du Monde. Que nous le réalisions ou non, nous avons tous certaines présuppositions et des bases pour penser qui affectent notre façon de voir tout ce qui concerne la réalité et la vie.

Une vision du monde se présente comme un ensemble de lentilles, associées à des lunettes qui teinte notre vision et qui altèrent notre perception du monde autour de nous. Notre vision du monde est formée par notre éducation et notre instruction scolaire à tous les niveaux. Et aussi par la culture dans laquelle nous vivons : les livres que nous lisons, les médias et les films que nous absorbons etc., 

Pour beaucoup de personnes, leur point de vue sur le monde est simplement quelque chose quelles ont absorbé par une espèce d’osmose dans la culture qui les entoure. Elles n’ont jamais pensé à l’importance stratégique de leur foi et ne sont pas conscientes qu’ainsi elles ne peuvent pas donner aux autres une défense rationnelle de ce qu’elles croient.

Chrétiens et non –Chrétiens sont confronté à au moins trois questions :

  1. D’où venons-nous ? Et pourquoi sommes-nous là ?
  2. Qu’est-ce qui est faux dans le Monde ?
  3. Comment pouvons-nous nous adapter à cet Univers ?

La vision du monde Chrétienne Biblique répond ainsi :

  1. Nous sommes des Créatures de Dieu destinées à gouverner le monde en amitié avec Lui (Genèse 1 : 28 et 2 : 15). Tel est le Mandat Culturel.
  2. Nous nous sommes révolté contre Lui, nous avons transgressé Sa Loi, nous avons péché, à la suite d’Adam, dans le monde entier qui a été. soumis à la malédiction (Genèse 3).
  3. Dieu Lui-même a racheté le monde et l’a retiré de son état de perdition par le sacrifice de Son Fils, le Christ Jésus (Genèse 3 : 15 ; Luc 19 : 10) ; et un Jour, Il le restaurera dans son état premier (Ésaïe 65 : 17-25). Cette vision du monde conduit les croyants à croire en des absolus moraux, à des miracles, à la dignité humaine et la possibilité d’une restauration complète, dans de nouveaux Cieux et une nouvelle Terre.

Par contre la vision du monde prédominante du Naturalisme matérialiste répond à ces trois questions de la façon suivante ;

  1. Nous sommes le produit du hasard dans une nature sans but réel.
  2. Nous ne respectons pas la nature comme nous le devrions.
  3. Nous pouvons sauver le monde par l’écologie et un esprit de corps. Une vision naturaliste du monde engendre des philosophies corollaires telles le relativisme moral, l’existentialisme, le pragmatisme et beaucoup d’utopies.

Telles sont les raisons du conflit entre le Dessein Intelligent et l’Humanisme naturaliste.

Le but de nos divers sites est apologétique (voir http://apologetiquebiblique.net ). Nous voulons ainsi montrer à ceux qui nous consulteront notre vision du monde en accord avec le point de vue Biblique sur le monde de façon consistante et cohérente… Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe… (Hébreux 11 : 6) et que Sa Parole écrite, la Bible, nous donne tout ce qui est nécessaire pour mesurer tout ce qui existe : toute la partie de Sa Création que nous pouvons comprendre (Genèse 1 :1), et Tout a été créé par le Christ et pour Lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui. (Colossiens 1 : 17).

Nous espérons que les ressources contenues et offertes dans ce site

http:// bible-sciences.net

  1. Aidera les lecteurs internautes à comprendre que la Foi Chrétienne est raisonnable et donne un sens à un monde qui a perdu sa boussole morale
  1. Aidera aussi ceux qui sont perplexes à comprendre que c’est l’Éternel Dieu qui est le Créateur. Le Créateur n’est pas un bricoleur, qui a procédé par essais et erreurs, pendant 4 milliards d’années pour arriver enfin à faire un homme, après des millions de morts dus à ses essais infructueux.

La vérité est absolue sans le moindre compromis, elle n’a rien de relatif et ne peut être comprise que par une totale soumission au Seigneur Jésus Christ, Lui qui a dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14-6). La vérité scientifique, dans Sa Création, émerge depuis quelques décennies par la reconnaissance de la complexité irréductible observée depuis la cellule élémentaire jusqu’à l’œil, l’oreille, la circulation sanguine, la station debout en équilibre etc. Tout cela implique un Concepteur et un Créateur super Informaticien.

Tandis que la Foi chrétienne, est définitivement une foi raisonnable et rationnelle, elle répond aux questions du cœur et de l’intelligence. Nous vivons tous, sans exception avec une foi. Certaines personnes ont foi en elles-mêmes en leur santé, d’autres ont foi à la paix, ou à l’argent, leur éducation, ou leur emploi. Et encore plus, il y a ceux qui ont foi en la Science, un concept vide de sens car il n’y a que des sciences plus ou moins précises et d’autres qui en fait ne sont que des spéculations sur des fossiles.

Or, toutes ces choses son temporelles et changeantes. La santé peut se dégrader avec l’âge qui avance, le poste de travail peut être perdu, tout change sur cette Terre. Dieu seul ne change jamais. Et Il n’oublie jamais ceux qui Lui appartiennent.  

6.4.3 Quelle est la vision du monde inculquée à la jeunesse par l’école, le lycée ou l’université ?

La vision du monde qui s’impose à la jeunesse et à tous les esprits est celle de l’humanisme. On ne peut pas comprendre l’opposition hargneuse au Dessein Intelligent si l’on n’a pas compris cette situation paradoxale de notre temps. Alors !  

6.4.3.1 Qu’est-ce que l’Humanism